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C’est un scandale bancaire d’une ampleur insoupçonnée. Un pillage organisé, méthodique, implacable. Les banques, ces institutions censées être garantes de notre sécurité financière, ont trouvé un moyen habile de siphonner l’argent de leurs clients. Pas les plus riches, trop puissants. Pas les plus pauvres, trop fragiles. Non. Ce sont les classes moyennes, cette vaste majorité silencieuse, qui en sont les premières victimes.

Jusqu’à présent, elles se servaient des fameuses « commissions d’intervention », ces prélèvements appliqués en cas d’incident bancaire. Un racket légalisé, plafonné à 80 euros par mois. Mais le modèle s’effondre : ces commissions deviennent trop visibles, trop contestées. Les tribunaux commencent à donner raison aux clients floués. Il faut innover pour continuer à prélever en toute impunité.

C’est là qu’intervient Une trouvaille. Fini les commissions d’intervention à 8 euros. Place à un tour de passe-passe aussi audacieux que cynique : elles deviennent gratuites. Une aubaine ? Une illusion. Car en réalité, elles sont remplacées par des « lettres de relance »… facturées 20 euros pièce.

L’astuce est imparable. Pas de plafond mensuel, une somme plus élevée, et surtout – comble du cynisme – aucune obligation d’envoyer la moindre lettre ! Un simple enregistrement dans un système informatique suffit à justifier la ponction.

Et la justice dans tout ça ? Rien. Silence radio. Face à cet abus de position dominante, l’inaction est totale. La France, État de droit ? Pour les classes moyennes, la loi s’applique avec une sévérité saoudienne. Pour les banquiers, elle se fait caresse norvégienne.

Jusqu’à quand laisserons-nous ces institutions jouer avec nos finances, sous couvert de respectabilité ? Jusqu’à quand fermerons-nous les yeux sur ce hold-up déguisé en bonne gestion ? Il est temps d’ouvrir les yeux. Il est temps d’exiger des comptes.

 

Libre tribune qui ne reflète pas forcément les positions de l’association.