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Un article exclusif de Michel Guillaud, Président de l’association France Conso Banque, dans la revue Capital

Lire aussi l’intégralité de l’article sur Capital.fr « Avec les banques, la fidélité ne paie pas ! »

 

Voilà bien longtemps que ne souffle plus l’esprit de la concurrence dans un univers bancaire toujours plus «cartellisé». Et qu’il apparaît, au moins en apparence, que la fidélité n’y paie pas. C’est l’avis de Michel Guillaud, président de l’association de défense des consommateurs bancaires France Conso Banque.

 

Pour ceux qui pourraient en douter, rappelons qu’à peine une demi-douzaine d’enseignes se partagent le gros pactole des intérêts et commissions en tout genre. Et ce ne sont pas les décès annoncés du Crédit du Nord et de la banque HSBC qui vont améliorer ce paysage où l’on compte déjà les disparitions pures et simples du Crédit foncier et du Crédit immobilier de France, deux enseignes majeures il y a encore peu de temps. Résultat, le taux de mobilité bancaire, c’est-à-dire le nombre de clients qui changent de banque, est en France un des plus faibles d’Europe. Selon le décompte de l’association France Conso Banque, à peine 1,3 million de clients auraient ainsi changé de banque en 2019, soit en pourcentage 2,9%. Un taux qui nous place à la traîne par rapport à nos voisins européens : près de 10% en Allemagne et aux Pays-Bas, 14% en Espagne…

Dans ce contexte, certains attendaient beaucoup de la loi Macron du 6 février 2017 et de son article 43 donnant la possibilité aux particuliers de changer gratuitement de banque grâce à un service automatisé. Mais pourquoi ne pas bousculer les 42% de la population n’ayant jamais changé de banque ou les 57% des moins de 25 ans qui conservent celle de leurs parents ? Car, à côté de ces irréductibles qui, par fidélité ou par inertie, ont choisi de rester fidèles à leur banque, 20% aimeraient bien voir ailleurs si l’herbe n’est pas plus verte… Mais n’y arrivent pas.

En cause, une mobilité réduite au seul compte courant et des coûts de transfert des produits d’épargne prohibitifs – comptez ainsi une centaine d’euros pour un plan épargne logement –, voire un transfert impossible pour le Livret A. Dans le même ordre d’idées, la légalisation, depuis 2018, des clauses de domiciliation pour les emprunteurs, auparavant condamnées par la jurisprudence, envoie un bien mauvais signal à ceux qui voudraient tenter l’aventure hors de leurs établissements bancaires. Dès lors, dans cet univers faiblement concurrentiel, pourquoi les banques auraient-elles à cœur de bien traiter leurs clients actuels ? Il faut faire jouer la concurrence !

Pour cela, on peut citer au moins deux exemples, lorsqu’on fait un emprunt ou suite à l’ouverture d’un compte. Les banques pratiquent en effet la politique des barèmes «à tiroirs», qui, en matière de prêts, fluctuent non pas en fonction du risque mais en fonction de l’origine du client : anciens clients, clients en renégociation, primo-accédants, nouveaux clients. A chacun son barème ! Les nouveaux clients, dans cette logique, étant bien entendu les mieux servis. Encore plus parlant : à l’occasion d’une ouverture de compte, vous pouvez pratiquement demander tout ce que vous voulez, comme l’exonération des frais de tenue de compte, une carte bancaire gratuite, un découvert autorisé, etc. Et il faut en profiter, car, passé la première année, le carrosse bancaire risque de se transformer en citrouille et les réductions tarifaires se faire aussi rares qu’une baisse d’impôts.

1 Commentaire

  1. Patrick DELHAIZE

    Je suis client depuis 32 ans au crédit agricole du nord de France, en plus j’ai été salarié chez eux pendant 8 ans comme inspecteur, j’ai reçu de leur part une cessation de relation en tant que client et que je devais chercher un autre établissement sans commentaires !!!j’ai toujours respecté mes engagements et je leur ai fait des placements et des financements pour de l’immobilier et je ne suis pas fiché banque de France. Je retrouve une autre banque la Société Générale et celle-ci après m’avoir accepté et me donner tous les moyens de paiements et les cartes de crédit m’envoie aussi une lettre recommandée deux mois après pour me rejeter !!! Ils ont certainement du apprendre que le Crédit agricole de nord m’avait congédié !!!
    Tout cela pour vous dire que la fidélité dans les banques ne payent plus et que les banques font ce qu’elles veulent!!!
    Je vais devoir m’adresser à la Banque de France pour trouver un autre banquier….

    Réponse

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