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Le coin des litiges

Juillet 2020

 

Activité toujours aussi soutenue pour le secteur de la médiation animé par Marie-Pierre DESBONS.

 

Selon une enquête IFOP, les banques ont une image catastrophique… on s’en doutait !

A cela rien d’étonnant, le dernier baromètre de l’IFOP consacré à l’image de marque des entreprises constatant un effondrement de cette image dans des proportions rarement atteintes. Des pertes d’estime et de confiance de parfois plus de 20 points. A ce niveau là, il n’y a guère que notre gouvernement qui puisse encore faire pire ! Dans le détail de cette étude, l’IFOP note qu’en tête de ce triste palmarès (mais guère étonnant pour tous ceux qui suivent cette rubrique) on trouve La Banque Postale, le CIC et LCL qui chutent de 25 points. A noter que les banques en ligne n’échappent pas à ce marasme de confiance, le suivi clients étant en général leur talon d’Achille.

Des constats affligeants

Cela rejoint le constat que l’on peut faire mois après mois concernant des banques qui, globalement :

  • Ne respectent pas les lois (70% des publics en état de fragilité financière ne sont pas détectés),
  • Traitent parfois avec une nonchalance et un mépris inégalés un grand nombre de clients,
  • Font preuve d’incivilités envers leurs propres clients, n’hésitant pas à bloquer des comptes sans décision judiciaire à l’appui ou à pratiquer des délais punitifs.

On trouvera ci-après un petit florilège de quelques cas traités par nos soins.

Frais abusifs

Bonne nouvelle pour notre adhérente Madame Catherine C., l’agence CIC Ouest de Nantes (44) a accepté en réponse à une action de médiation menée par FRANCE CONSO BANQUE de faire « un geste commercial » de 180 €. Voilà qui devrait permettre au CIC de remonter (un peu) sa cote d’amour auprès des prochains sondés de l’IFOP (voir ci-dessus).

La BRED a-t-elle adopté un nouveau slogan qui serait « Doucement le matin, pas trop vite le soir » ?

En tout cas, on pourrait le croire au vu de la façon dont sont traités certains professionnels ayant déposé des dossiers « PGE » – prêts garantis par l’Etat. Pour une fois où l’Etat a bien fait les choses, ce sont certaines banques qui semblent trainer des pieds. Alors même que le traitement complet d’un PGE prend en moyenne une quinzaine de jours dans la plupart des banques, pourquoi après 2 mois, certains PGE ne sont-ils toujours pas débloqués à la BRED ? Voilà un mystère qui mériterait éclaircissement et surtout un peu plus de diligence de la part de la banque concernée.

Délais de remise de chèque punitifs ?

Curieuse pratique de l’agence LCL de La Londe les Maures (83) au détriment de notre adhérente Madame Colette C. qui lui précise que ses remises de chèques seront créditées sous quinzaine. Si c’est le délai normal de traitement des chèques dans cette agence, mieux vaut aller ailleurs, la plupart des banques pratiquant le « crédit direct » soit pour les dépôts avant midi, un crédit la journée même, bien loin des 15 jours annoncés !

Mars 2020

 

Activité toujours aussi soutenue pour le secteur de la médiation animé par Marie-Pierre DESBONS avec corrélativement toujours autant de réussite (voir ci-dessous, « le mot de la fin » de nos adhérents).

 

Prêts en francs suisses de la BNP

Vrai « jack pot » également pour les adhérents qui avaient suivi notre analyse concernant les fameux « prêts en francs suisses » de la BNP. Pour mémoire, c’est une histoire qui remonte à 2014. La BNP avait imaginé, à l’époque (en fait même avant), de faire financer des investissements locatifs par des prêts en francs suisses, le tout sans couverture du risque de change ni réelle possibilité de ce système qui s’est vite avéré plus que diabolique, tout simplement ruineux. Et les méthodes de commercialisation n’ayant pas été au goût de bon nombre d’associations de consommateurs (dont France CONSO BANQUE), la BNP s’est donc retrouvée devant le tribunal correctionnel de Paris avec des milliers de « parties civiles ». Au final, une lourde condamnation qui vise à indemniser les emprunteurs concernés.

En moyenne, nos adhérents se retrouvent donc à toucher une indemnité qui avoisinera les 100 000 € !

Un seul regret, pourquoi à peine la moitié des emprunteurs se sont-ils joints à cette procédure ?

 

Le mot de la fin de nos adhérents

Et le mot de la fin pour quelques-uns de nos adhérents :

 

  • De la part de Monsieur Roger B. de Mougins (02) :

Très bon début de la nouvelle année. La banque vient de m’appeler pour m’informer qu’ils m’ont remboursé les 6000€.

Merci pour votre aide et je vous souhaite une bonne et heureuse année.

 

  • De la part de Madame Jamila F. de Vaujours (93) :

Je vous transfère l’échange de mails que j’ai eu avec la BNP, les remboursements ont bien été effectués.

Merci pour votre intervention.

Note de la Rédaction : le litige portait sur 7 000 €

 

  • De la part de Monsieur José C. de Montreuil (93) :

Dans le cas de cet adhérent, signalons le « beau geste » de la Caixa Geral de Depositos qui a remboursé en bonne date valeur, un cas assez rare pour être signalé. La banque nous écrit ainsi que :

Nous faisons suite au courrier du 14/11/19 reçu de la part de France Conso Banque concernant votre dossier de Fraude Carte Bancaire. Vous nous demandez le remboursement de la somme de 2 650,09 euros.

Nous vous informons avoir crédité votre compte en objet de la somme de 2 650,09 euros le 06/12/2019 date valeur 26/04/2019 à titre de prise en charge du préjudice résultant de votre dossier de fraude Carte Bancaire.

Octobre 2019

 

Suractivité chronique pour le service des litiges qui n’a pas manqué de travail ces derniers mois.

Toujours autant de litiges en matière de fraudes bancaires qui ont définitivement détrôné les litiges en matière de commissions bancaires.

A noter le développement de nouveaux litiges à l’avenir prometteur si on peut s’exprimer ainsi :

  • Placements « Madelin » et « Perp » (voir notre article sur le sujet),
  • Prêts in fine : mal calibrés, ils ont tendance à finir en franche « cata » pour leurs souscripteurs qui n’arrivent pas à les rembourser du fait de l’existence d’un trop grand « gap » entre le capital accumulé par le placement initial et le solde du prêt. Résultat, il faut faire, dans le meilleur des cas, un nouvel emprunt pour rembourser le solde du 1er !

 

Et le mot de la fin pour quelques-uns de nos adhérents :

 

  • De la part de Monsieur Alain D. de Courbevoie :

Bonjour,

Je tiens à vous tenir informé que le Crédit Agricole nous a remboursé des sommes dérobées et je tenais à vous remercier de vos services et support dans cette négociation avec la Banque.

Je recommanderai votre association auprès de mes connaissances.

En vous remerciant encore pour vos services et support.

 

  • De la part de Mme Claude R. de St-Genis-Laval (69) :

Je tiens à remercier l’ensemble du service qui a permis le remboursement par le CIC de mon voyage empêché du fait de mon hospitalisation en avril 2019.

J’ai été crédité à ma banque le 1er octobre 2019 de la somme de 768, 75 €.

Donc, merci encore. Bonne journée.

Septembre 2019

 

Toujours autant de litiges en matière de paiement frauduleux surtout en matière de carte bancaire.

Grace à l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, on sait que le nombre de ménages concernés a doublé en 6 ans pour atteindre en 2016, 1.2 millions.

Malgré (ou à cause de) ce déluge de fraudes, les banques sont « droites dans leurs bottes » : il n’y a, selon elles, pas de fraudes et s’il y en a, c’est dû à la négligence de leurs clients. Ben voyons !

Les banques ont donc tendance à trainer des pieds pour vous rembourser et ont la fâcheuse tendance à vous balader.

1ère technique : vous obliger à porter plainte. Cela parait logique mais ce n’est plus obligatoire depuis plusieurs années ! Certains services de police refusent en conséquence de prendre en compte les plaintes. Logique puisque ce n’est plus obligatoire mais également kafkaïen pour les personnes concernées.

2ème technique : on vous oriente vers le médiateur de la banque. Cela ne sert strictement à rien sinon à perdre du temps, le médiateur confirmant, selon nous dans l’immense majorité des cas, la position de ses estimés collègues.

3ème technique : la plus perverse, on vous fait remplir un questionnaire dont la seule finalité est de démontrer que vous êtes une personne négligente en matière de sécurité informatique avec des questions du style « avez-vous un antivirus sur votre portable ? ». Inutile de dire (mais cela va peut-être mieux en le disant) qu’il ne faut pas remplir ce type de questionnaire piègeux.

J’adhère à France Conso Banque